Le caractère Yorkshire terrier déroute ceux qui s'attendent à un chien calme et facile à vivre parce qu'il est petit. Ce n'est pas l'animal qu'il est. Issu des terriers anglais du XIXe siècle, le Yorkshire a été sélectionné pour sa combativité, sa vivacité et sa capacité à débusquer les rongeurs dans les galeries souterraines. Ces traits sont toujours là, bien présents, même dans un appartement parisien.
Un chien courageux jusqu'à la témérité
Le temperament Yorkshire se manifeste clairement en promenade : ce chien n'hésite pas à défier un berger allemand ou un labrador, totalement inconscient de la différence de gabarit. Cette ténacité peut être un atout (chien alerte, bon signal d'alarme) ou un inconvénient (risque de bagarre, aboiements incessants) selon la façon dont elle est canalisée dès le départ. Un Yorkshire qui a appris dès 8 semaines à ignorer les stimuli extérieurs sur commande est un compagnon équilibré. Laissé sans repères, il devient autoritaire et anxieux.
Sa curiosité est permanente. Il explore, renifle, gratte, inspecte chaque nouveau recoin. Cette énergie mentale réclame des jeux d'intelligence réguliers : puzzles alimentaires, cachette de friandises, apprentissage de nouveaux ordres. Un Yorkshire qui s'ennuie compense par des comportements que les propriétaires trouvent épuisants.
L'attachement au maître et la jalousie
La personnalité yorkshire chien est marquée par un attachement profond à son référent principal. Il suit son maître de pièce en pièce, surveille ses allées et venues et peut développer une anxiété de séparation si on ne l'a pas habitué très tôt à rester seul. Cette fidélité est touchante mais elle a un revers : le Yorkshire tolère mal le partage d'attention. L'arrivée d'un autre animal ou d'un enfant dans le foyer peut déclencher une phase de jalousie marquée par des bouderies ou des régressions de comportement. Une introduction progressive et bienveillante réduit ce risque.









